Communiqués Interpro

 2 décembre : Mobilisons-nous contre l’austérité budgétaire et Gagnons un autre budget pour l’éducation

 

Assumant une politique de l’offre et du ruissellement faisant la part belle au Capital, E.Macron et ses gouvernements, année après année, imposent des budgets austéritaires faits de réduction des recettes fiscales/ dépenses de l’État. On assiste donc au développement des inégalités, d’une injustice fiscale/sociale qui touchent immanquablement les travailleur·euses, les plus précaires, les malades, les retraité·es, les Services publics… Et le cap pour 2026 reste le même…

Si les débats budgétaires ont permis d’aborder la question de l’injustice fiscale (taxe Zucman) et celle des retraites (report de la réforme Macron), aucune avancée significative n’est survenue. Pire, la sur-communication autour de ces mesures est l’arbre qui cache la forêt d’autres mesures inacceptables. Ce que nous voulons, c’est un budget d’urgence, pour des Services publics de qualité, notamment dans l’Éducation. Gagnons tout cela par la mobilisation et la grève dès le 2 décembre

Des choix budgétaires critiquables

En faisant le choix de réfléchir en fonction des dépenses et de leur limitation tout en préservant la taxation du capital, le pouvoir macroniste, appuyé par l’extrême droite, se refuse une nouvelle fois à prélever l’argent là où il se trouve. Pire, les « économies » seraient faites sur le dos des malades, avec la baisse du budget des hôpitaux, le doublement des franchises médicales, la limitation des arrêts médicaux, des indemnités en cas de longue maladie…

Que dire également de la forte augmentation du budget de l’Armée qui dépasse désormais celui de l’Éducation nationale ? Tout un symbole à l’heure où on manque toujours autant de personnels, où on peine à recruter faute de politique salariale attractive et où la précarisation devient une norme…

NON à de nouvelles suppressions de postes dans l’Éducation

Pour l’heure, au prétexte de la chute démographique, 4000 suppressions de postes sont prévues dans notre ministère, et le Sénat pousse déjà pour qu’elles soient doublées… Au contraire, supprimons les sureffectifs et gagnons de meilleurs taux d’encadrement pour la réussite des élèves et de meilleures conditions de travail des personnels.

NON à un nouveau gel des salaires

En 20 ans, nos salaires ont baissé de 23% en € constants. Pour rappel, la dernière revalorisation indiciaire (5 points d’indice pour tous·tes en 2024) représentait une augmentation mensuelle de 24,6€ bruts… une aumône et il y a une éternité ! Depuis, l’inflation est passée par là et a dégradé encore plus les conditions salariales. Il y a donc urgence à gagner l’augmentation indiciaire pérenne de nos rémunérations et un rattrapage des pertes
subies.

Retrouvez l’intégralité de notre appel :