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 Face aux terribles chaleurs, notre administration profite de la clim et ne voit pas le problème

 

Ce jeudi et ce vendredi 28 et 29 mai ont été frappés par de terribles chaleurs dans notre département de la Seine-Saint-Denis, comme dans une grande partie de la France, rappelant l’urgence à transformer notre société pour de bon face au changement global.

Mais dans notre département, comme nous l’avons démontré avec notre lutte pour un plan d’urgence dans le 93, la calamité de l’état du bâti aggrave grandement la situation :
Une écrasante majorité des écoles, collèges et lycées sont mal isolés, n’ont pas de volet fonctionnel, n’ont pas de recoin de fraîcheur pouvant accueillir les élèves et les personnels. Il a fait plus de 30°C dans un nombre incalculable de classes. Il est impossible de faire cours normalement dans ces conditions. De nombreux·ses élèves et personnels ont subi des malaises, voire pire.

Face à cette situation pourtant prévue et malgré les demandes répétées de nos syndicats, l’administration n’a pas été à la hauteur.
Il a fallu se battre dans chaque établissement pour obtenir des bouteilles d’eau et des ventilateurs, et encore plus fort dans les établissements où il fallait annuler les cours.

Si certain·es chef·fes de service ont accepté d’annuler des cours, en adéquation avec leur obligation de protection de la santé et de la sécurité des élèves et des personnels, beaucoup n’ont pas pris leurs responsabilités. Pire, la DSDEN 93 a cherché à les en empêcher. Il faut dire que quand on a la climatisation on a plus de mal à voir le problème.

Des droits de retraits ont été refusés, les collègues se sentant en danger immédiat par les températures atteintes.
Faut-il rappeler que chaque année des gens meurent au travail du fait de la chaleur ? La DSDEN leur a de plus menti sur la lecture des textes en disant qu’un droit de retrait pour raisons de chaleur n’était pas possible, sous prétexte que le code du travail (et le CGFP et le code de l’éducation) ne prévoient pas de température maximale pour travailler.

Lecture fallacieuse de la réglementation : un danger grave et imminent s’évalue au cas par cas, il n’y a pas de liste des dangers pré-établie. Rien ne dit dans la loi qu’il est interdit de travailler lorsqu’il y a un incendie, or cela est évidemment reconnu comme un danger grave et imminent.

Les lycéens des sections d’enseignement professionnel passaient des épreuves écrites ce jour, et nombre d’incidents sont à énumérer, prouvant que même pour des épreuves nationales l’anticipation est à la peine. Les personnels des lycées pro ont dû souvent se débrouiller trop seul·es pour venir en aide aux élèves.

L’administration n’a pas été à la hauteur, la CGT Educ’Action 93 a fait ce qu’elle a pu pour appuyer les revendications pourtant vitales des collègues dans leurs écoles et établissements.

La CGT demande à notre administration de remplir son devoir de protection de la santé, de permettre cet après-midi aux élèves et personnels présent·es dans des bâtis les mettant en danger de leur permettre d’en sortir et se mettre au frais. Elle exhorte notre administration à anticiper les vagues de chaleur à venir dans les semaines prochaines. On ne peut pas enseigner normalement quand l’école brûle.

Contactez la CGT pour toute atteinte à votre santé au travail.