Communiqués 1er degré

 Surcharge de travail et dépassement des heures : la CGT demande la suspension des APC

 

Rien n’était prêt pour faire face à l’arrivée de la seconde vague dans nos écoles. L’impréparation du ministère a pesé sur les épaules des personnels et leur temps de travail. Les remontées du terrain sont sans équivoque sur l’allongement de leur service et de la surcharge de travail, en premier lieu pour les directions d’école. « On termine notre service plus tard le midi et le soir avec les échelonnements et la remise au compte-goutte de nos élèves. Chaque jour, ça représente 20 minutes de travail en plus. » (Enseignante en maternelle - Aubervilliers).

La seule inflexion du gouvernement concerne l’organisation des 108h, laissée à la charge de l’équipe. « Les directeurs d’école ont, avec les équipes pédagogiques, la pleine responsabilité de la programmation et de la mise en œuvre des 108 heures dans le respect de la répartition réglementaire »-(circulaire des directions d’école – BO du 27 aout 2020). Là encore c’est la politique de la débrouille qui l’emporte, les 36h d’APC restent maintenues. Pour la CGT, la copie est à revoir, le respect de notre temps de travail aurait dû entrainer à minima, un aménagement des APC.

En début de carrière, les professeurs des écoles consacrent 52h par semaine à leur mission. En fin de carrière, celui-ci est de 44h. La crise sanitaire a fait flamber le temps de travail des personnels. Pour la CGT, il est urgent que cette surcharge soit reconnue et que des mesures limitant le temps de travail soient mise en place.
Depuis plusieurs années, la CGT et une majorité des organisations syndicales rejettent le dispositif des APC, mis en place au détriment des RASED et des élèves fragiles. En effet, elles sont discriminatoires pour les élèves en difficultés qui ont déjà du mal à supporter une journée de classe selon le rapport du CNSECO sur les inégalités scolaires.

Aujourd’hui la hausse du nombre d’heure sur laquelle le ministère reste silencieux, nécessite des aménagements urgents :

- prise en compte des dix minutes de temps d’accueil par demi-journée (54h annuelles).
- reconnaissance horaire des temps de concertations (notamment pour le protocole sanitaire).

C’est pourquoi, il est impératif que les 36h des APC soient dévolues à l’un de ces deux aspects essentiels du métier. La CGT Educ’action 93 va interpeller notre administration en ce sens et soutient les équipes qui font le choix de disposer des 108h selon leurs besoins. A moyen terme la CGT Educ’Action revendique le retrait des APC et le renforcement des RASED. Enfin, la CGT Educ’action 93 exige la prime de reconnaissance de la surcharge de travail et des risques liés à la pandémie.

Les personnels ont fait preuve depuis le premier confinement d’un attachement sans faille à leur mission de service public. Au gouvernement de prendre ses responsabilités.