Communiqués Interpro

 Amplifions la mobilisation pour gagner !

 

La mobilisation du 17 décembre a été d’une ampleur exceptionnelle.
Dès le 05 décembre, le mouvement a été particulièrement suivi dans l’Éducation et s’est inscrit dans la durée notamment par trois journées de grève majoritaire et des reconductions dans de nombreux établissements et écoles. Les annonces du premier ministre Édouard Philippe, loin de calmer les esprits, ont accentué les inquiétudes et la colère des salarié·es. Les manifestations, dans toute la France, ont été massives et ont réuni aussi bien les salarié·es du secteur privé que du secteur public.
Personne n’est dupe vis-à-vis de cette réforme : tout le monde sera perdant !

Le gouvernement souhaite nous faire penser que les générations précédentes seraient épargnées par la réforme. Ce ne sera pas le cas !
Les générations nées avant 1975 ne seraient pas touchées par la réforme « à points », gardant l’ancien régime. Mais elles seraient fortement touchées quand même avec les économies à court terme induites par l’instauration progressive d’un âge d’équilibre qui pénaliserait, de toute façon, les salarié·es né·es à partir de 1960.
Toute personne qui partirait avant cet âge, subirait une décote, quel que soit son nombre d’annuités.

Et dans l’Éducation ?
Pour apaiser la colère, Jean Michel Blanquer a reçu les organisations syndicales pour évoquer des revalorisations salariales censées « adoucir » les effets de la réforme.
Dans les faits, pas de scoop et rien de concret !
- Pas de chiffrage précis.
- Pas d’engagement clair (si ce n’est une première augmentation en 2021).
- Rien sur les générations concernées.
- Une revalorisation essentiellement sous forme de primes ( et de ce fait, inégalitaire), avec des contreparties notamment sur le temps de travail.
- Rien pour les personnels autres que les enseignant·es.

Le gouvernement confirme les reculs sur les droits familiaux et les pensions de réversion. Avec la prise en compte de toute la carrière au lieu des 25 dernières années les périodes de temps partiel et d’interruptions pour charges familiales se paieront cash. Le gouvernement confirme qu’avec sa réforme il faudrait travailler plus longtemps. Pour les femmes, qui ont des carrières plus courtes que celles des hommes, c’est très pénalisant !

Le gouvernement annonce que la valeur du point serait indexée sur les salaires, et fixée chaque année, en fonction de la situation économique et démographique, par les acteurs sociaux, sous contrôle du Parlement.
Ceci ne garantirait en rien le niveau des pensions, la part du salaire que chacune et chacun conserverait à la retraite. D’autant plus que le gouvernement annonce que l’âge d’équilibre à atteindre pour ne pas avoir de décote reculerait avec le temps, et assume clairement qu’« il faudrait travailler plus longtemps ».
Le gouvernement annonce une règle d’or pour que la valeur des points acquis ne baisse pas. Il existe une valeur du point par âge de liquidation et par génération (départ à 62 ans valeur 40 centimes, 63 ans 52 centimes, 64 ans 55 centimes). Les salarié·es seraient donc contraint·es de choisir entre leur âge de départ et le montant de leur pension.

Les éléments de langage du gouvernement sur le thème de la trêve de Noël sont censés renverser l’opinion publique contre les personnels en grève.
La CGT Éduc’action soutient les assemblées générales qui décident la reconduction de la grève et appelle à participer aux actions locales, pendant les vacances de Noël, avec les secteurs professionnels qui restent mobilisés, comme la SNCF, la RATP, les ports, les raffineries, les transports, la santé pour exiger du gouvernement qu’il retire sa réforme.

Alors, on ne lâche rien !
Commençons l’année sous le signe de la lutte et de la détermination ! Décidons en Assemblées Générales de la reconduction et soyons massivement en grève
le jeudi 09 janvier 2020

Amplifions la mobilisation !