Communiqué de grève du collège Henri Barbusse – Saint Denis
La CGT soutient la mobilisation des personnels d’Henri Barbusse qui font face à une explosion des risques-psychosociaux et des conditions de travail indécentes.
Les personnels d’enseignement et d’éducation sont en grève ce jeudi 12 février 2026 afin d’alerter sur les conditions de travail dégradées et les risques psycho sociaux qu’ils rencontrent.
Depuis plus de deux ans maintenant, le climat scolaire et l’état émotionnel des personnels sont préoccupants suite à des tensions récurrentes avec la direction.
L’épuisement des équipes affecte la qualité du travail pédagogique et, par conséquent, le bien-être des élèves. Ce mal-être est renforcé par la détérioration de la qualité des pauses et la remise en cause du droit à la convivialité. La surcharge de travail empiète sur de nombreux moments de décompression et d’échanges informels, pourtant essentiels.
Les comportements de la direction instaurent un climat anxiogène. De nombreux membres de la communauté sont en arrêt maladie en raison de tensions ou d’un stress extrême.
Certain⸱es collègues se sentent menacé⸱es par la perspective de rapports disciplinaires, ce qui altère leur sentiment de sécurité au travail.
L’absence de soutien renforce un sentiment d’isolement et de dévalorisation, et plusieurs membres du personnel craignent de s’exprimer librement ou de demander de l’aide. Cette situation génère une ambiance pesante où chacun⸱e doit être sur ses gardes, alourdissant la charge mentale et nuisant à l’efficacité professionnelle. Les tensions régulières avec la direction rendent la collaboration difficile et installent un climat d’anxiété chronique. Nous n’osons plus remplir le registre santé et sécurité par peur des représailles. Ces mauvaises conditions de travail et le conflit avec la direction induisent chez les personnels un épuisement physique et moral et une augmentation de la charge mentale, ce qui entraîne la multiplication des arrêts de travail. Les premières victimes sont les enfants : pour rappel selon le calcul FCPE 2019, dans le 93 les élèves perdent en moyenne 1 an de cours sur la totalité de leur scolarité, ce qui est loin d’être le cas ailleurs.
Nous ne voulons pas d’un métier où on se détruit à petit feu ; nous voulons une école humaine, exigeante, émancipatrice, pour nos élèves comme pour nous mêmes.
Les personnels mobilisé.es du collège Henri Barbusse
