Communiqués 1er degré

 Evaluations nationales : sortons de cette spirale infernale !

 

Depuis l’élection de N.Sarkozy en 2007, la « culture de l’évaluation » est devenue un leitmotiv pour les ministres de l’Éducation nationale. Cette « culture » tourne le dos à des années de recherche en pédagogie, mais aussi aux bienfaits qui, grâce à l’éducation populaire, avaient pu progressivement intégrer la vie des classes.

Elle malmène les élèves mais aussi les enseignant·es. Il faut d’ailleurs dissocier cette culture de la pratique de l’évaluation pour laquelle la CGT Éduc’action n’a pas d’opposition formelle.

Les enseignant·es n’ont pas attendu des injonctions ministérielles pour évaluer les élèves et leur rendre compte de leurs progrès, ainsi qu’à leurs familles. Cependant, la CGT Éduc’action a toujours dénoncé l’origine néo-libérale des évaluations nationales telles qu’elles sont conçues et utilisées depuis 2008 sous l’impulsion conjointe de Blanquer et du Conseil de l’évaluation. Elle a aussi dénoncé le Socle commun sur lequel elles se fondent, le management – on parle même désormais de leadership – qui est censé en découler, c’est-à-dire une mise au pas de tou·tes les enseignant·es par le pilotage académique via la direction d’école.

Que les élèves en constituent la cible de dommages collatéraux ne gêne en rien les ministres, englué·es depuis Blanquer dans un seul courant des neurosciences/neuroscientistes. Sur l’autel de ce seul courant de recherche hégémonique qui ne voit l’enfant que conforme à un seul modèle, on nie les aspects sociologiques et l’hétérogénéité des classes, on déshumanise le rôle de l’enseignant·e réduit·e à une application stricte des « guides » orange et autres.

Cette vérité ministérielle absolue est également véhiculée par les « guides de l’enseignant·es » des éditeurs scolaires qui sont souvent écrits comme des pas-à-pas desquels on ne s’écarte pas, parfois par facilité, surtout quand on débute et qu’on n’a pas été formé·e à appliquer et non à réfléchir – et que le temps de travail des enseignant·es est, de plus en plus, consacré à des tâches inutiles et chronophages.

Le travail d’enseignant·e s’en trouve peu à peu prémâché, déqualifié. Cet aspect contribue à la perte de sens ressentie par la profession.

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