Communiqués 1er degré

 Quand le non-remplacement dans le 1er degré rime avec maltraitance institutionnelle

 

Après l’amère expérience de la fusion des brigades de remplacement, le nouveau budget d’austérité ne va pas nous épargner !

Avec 3256 suppressions de postes dont près de 70 rien que pour les écoles du 93, ce budget va accentuer ce que nous vivons déjà au quotidien en tant que professeur-es des écoles : le non-remplacement de nos collègues en cas d’absence. Pourtant, la fusion des brigades a déjà considérablement impacté nos conditions de travail en générant des difficultés tant dans les écoles que pour les collègues BD. Alors même que les effectifs des brigades ne permettent ni de couvrir les besoins actuels ni d’offrir des conditions sereines de remplacement, le gouvernement va encore supprimer des postes.

Conséquences directes de ces différentes politiques sur le terrain :

  • des classes surchargées pour pallier les absences
  • des collègues qui culpabilisent de ne pas pouvoir prendre leur classe
  • des tensions dans les équipes
  • des absences de droits refusées (notamment les absences pour formations syndicales)
  • des temps de transports déplorables pour les BD
  • des retards dans les prises de postes mettant en tension tant les équipes dans les écoles que les collègues stressé.e.s qui arrivent
  • des inégalités pour nos élèves
  • des parents en colère à gérer sur les écoles

Tout cela accentue les risques psycho-sociaux et la souffrance au travail.  N’hésitons pas à nous saisir des RSST- Registres Santé et Sécurité au Travail pour faire remonter ces situations de souffrance au travail. Contactez-nous, la CGT vous accompagne.

La CGT Educ’93 se bat et continuera de la faire pour :

  • le retour des Brigades REP/REP+ et Brigades ASH
  • l’augmentation du nombre de remplaçant.e.s
  • 20 élèves par classe hors dédoublement
  • un droit à la formation sur le temps de classe
  • une augmentation de salaire de 400 euros
  • l’augmentation du point d’indice : son dégel, son rattrapage et son indexation sur l’indice des prix.

Pour gagner ces revendications, ne restons pas isolé.e.s, syndiquons-nous  !