Si on doit se serrer la ceinture , c’est pour la grève, pas pour payer leur dette !
Le 18 septembre, 1,1 million de personnes ont défilé dans plus de 250 manifestations à travers la France. La mobilisation unitaire de ce jeudi est une grande réussite. Elle envoie un avertissement clair au gouvernement : la colère sociale se renforce. Il n’est pas question que les travailleurs·euses passent à la caisse pour payer une dette organisée au profit des milliardaires et des entreprises du CAC 40.
Rappel de ce que prévoit le budget
- des coupes dans les services publics,
- le gel des salaires des fonctionnaires et des contractuel-les
- la remise en cause du droit du travail,
- une énième réforme de l’assurance chômage,
- le gel des prestations sociales
- la désindexation des pensions de retraites,
- le doublement des franchises médicales,
- la remise en cause de la 5ème semaine de congés payés…
la CGT a mis en place un simulateur pour évaluer l’impact de ce budget pour chaque travailleur-euses. En moyenne, pour un-e enseignant-e en milieu de carrière, c’est 700 euros de perte direct.
Pour accéder au simulateur CGT :
https://contact.cgt.fr/sim/
Le discours du gouvernement : l’austérité ou le chaos. Comme si les 40 années d’austérité déclinées à toutes les sauces depuis le tournant de la rigueur de 1983 n’avaient pas déjà engendré le chaos. Chaos infrastructurel, avec des équipements et un bâti délabrés, il n’y a qu’à voir l’état de nos collèges. Chaos social avec une main d’œuvre précarisée à l’extrême et des agent-es, tous métiers et toutes catégories confondues, au bord du burn-out. Chaos scolaire : les élèves ne bénéficient pas du Service Public de l’éducation qu’ils méritent. Chaque élève perd une année de cours sur l’ensemble de sa scolarité, en raison des non-remplacements.
Alors non, ce dont on a besoin, ça n’est pas d’un budget Lecornu avec 20 milliards de coupes budgétaires au lieu de 40 ou 44. Ce dont on a besoin, c’est d’un budget d’investissement massif pour les Services Publics.
Et la méthode pour aller chercher ces investissements, c’est la lutte. Face à un locataire de l’Élysee bouché des oreilles et des yeux, face à aux machines de propagande de droite et d’extrême-droite, ça ne sera pas facile. D’autant moins que ça ne sont pas les grèves qui ont manqué ces derniers temps (retraites à points, 64 ans, plan d’urgence...), et que malgré l’enthousiasme et la détermination, nous n’avons pas engrangé les bénefices attendus. Mais on a sérieusement limité la casse, ce qui prouve que la lutte paye.
Dans le secteur de l’éducation, notre lutte pour un plan d’urgence n’est pas terminée, en face on a toujours les mêmes revendications, et c’est précisément l’instabilité ministérielle entretenue qui leur a permis de nous esquiver en juin 2024. Sur le terrain on a toujours pas les moyens de former correctement les élèves et chaque année il y a une nouvelle classe d’âge qui sort, sacrifiée, mais chaque année une nouvelle classe d’âge qui arrive et donc il n’est pas trop tard pour cette classe d’âge là.
Alors que l’instabilité institutionnelle dure, certains vendeurs de rêve prétendent qu’ils suffirait de mieux voter la prochaine fois pour que tout aille mieux, mais nous savons que ça n’est pas vrai. Pour que les choses changent, nous devons renforcer encore et toujours le rapport de force, par la grève.
La grève, à court terme, ce sont des jours de paye qui s’envolent, mais aussi le capital qui est touché au portefeuille. Mais quitte à se serrer la ceinture, payons pour une grève qui gagne, pas pour la dette que les macronistes et tous leurs prédécesseurs ont organisé aux profit des milliardaires.

