Communiqués UPE2A

 Communiqué intersyndical UPE2A

 

Communiqué CGT-SNES-FO-SUD

Suite à notre AG intersyndicale des coordonnateurs UPE2A du mardi 7 mai 2026,nous souhaitons vous alerter sur une dégradation nette et préoccupante des conditions d’accueil et d’inclusion des élèves allophones au sein des dispositifs UPE2A de notre département.

À ce jour, les élèves issus de l’UPE2A ne sont ni comptabilisés dans les effectifs des classes ordinaires lors de leur inclusion, ni réellement anticipés dans les prévisions de rentrée, ce qui engendre des déséquilibres structurels importants.

D’une part, pour la rentrée prochaine, de nombreux élèves sortants d’UPE2A sont amenés à rejoindre les classes ordinaires. En l’absence de prise en compte dans les effectifs prévisionnels, ces intégrations vont mécaniquement entraîner une surcharge des classes. Ces élèves doivent être intégrés dans les prévisions d’effectifs afin de leur garder la place en classe ordinaire.

D’autre part, dès cette année scolaire, plusieurs élèves ont été inclus totalement en classe ordinaire à l’issue de 12 mois en UPE2A, sans tenir compte d’éventuels besoins supplémentaires. Ces intégrations, réalisées en cours d’année, ont provoqué une augmentation significative des effectifs dans les classes, avec des élèves qui n’y étaient pas suffisamment prêts, dégradant les conditions d’enseignement et rendant particulièrement difficiles les inclusions progressives des élèves encore en UPE2A. Ces dernières ne peuvent désormais plus être mises en œuvre dans des conditions satisfaisantes, ni pédagogiquement efficaces.

L’abondement de trois heures de DHG par niveau surchargé et par dispositif UPE2A, sur demande du·de la chef·fe d’établissement, n’est pas une réponse satisfaisante à notre demande de réduction des effectifs dans les classes banales. Certes, ces quelques heures permettent d’améliorer les DHG. Toutefois, nous réaffirmons que seule une réduction globale des effectifs prenant en compte l’existence d’une UPE2A dans un établissement permet une inclusion raisonnée de nos élèves à besoins particuliers, répondant à une réflexion pédagogique individualisée des équipes, sans surcharger les classes. 

Par ailleurs, les orientations récentes conduisent à accueillir des élèves allophones non scolarisés antérieurement (NSA) en attente de place dans des dispositifs adaptés, ou à défaut en classe ordinaire. Ces accueils se font sans moyens supplémentaires, sans anticipation des effectifs et sans reconnaissance administrative claire, ce qui fait peser un risque réel d’invisibilisation de ces élèves et compromet la qualité de leur prise en charge.

Dans un contexte déjà fragilisé par des fermetures de classes, cette accumulation de contraintes ne permet plus de garantir des conditions d’inclusion dignes et adaptées aux besoins des élèves.

Cela s’ajoute aux difficultés des conditions de travail des coordinateur·rices UPE2A. Nous réitérons notre demande d’amélioration de leur situation. Nous souhaitons davantage de stabilité des coordonnateurs et veiller à ce que que l’IMP ne soit pas transformée en Pacte ou en cartographie. Nous demandons en conséquence :

 la création de dispositifs UPE2A et NSA en nombre suffisant ;
 la prise en compte effective des élèves UPE2A dans les effectifs des classes ordinaires ;
 la comptabilisation, dans les effectifs globaux de rentrée, des élèves passant de l’UPE2A aux classes ordinaires ;
 l’abondement de 3 heures par niveau chargé donné automatiquement dans les DHG sans avoir besoin d’en faire la demande
 une baisse des effectifs par classe afin de rendre possible une inclusion réelle et de qualité, qui peut se traduire par des ouvertures ou non fermetures de classe ;
 une souplesse dans la durée de prise en charge en UPE2A, adaptée aux besoins réels des élèves.
 l’amélioration des conditions de travail et de recrutement des coordinateur·rices UPE2A

Au regard de la dégradation constatée, nous allons demander une audience afin d’exposer plus précisément ces difficultés.