Salaires, indemnités... Instances : CTA, CTSD 93, CHSCT 93, CDEN 93

 Déclaration Cgt Educ’action Créteil CAPA recours contre l’appréciation finale de la valeur professionnelle des professeur·es certifié·ess

 

Les fausses promesses qui accompagnaient la mise en place du PPCR et contre laquelle la Cgt Educ action était et reste opposée, n’ont pas survécu aux faits.

La logique du salaire au mérite que sous-tend ce système ne répond pas aux enjeux collectifs propres à l’Éducation nationale.

Porteur de fortes inégalités, le déroulement de carrière des professeurs doit évoluer. Malgré des annonces ministérielles de revalorisation des carrières enseignantes, c’est une baisse de leur rémunération nette que les collègues ont pu constater. En effet, la hausse de la pension civile, la hausse de la CSG, conjuguées au report de la revalorisation indiciaire ont conduit à une baisse de salaire pour la majorité des collègues. Ainsi, le retour du gel du point d’indice vient conforter et accentuer la perte de 17 % du pouvoir d’achat des enseignants depuis 2000. De plus, la réintroduction du jour de carence, outre le fait qu’elle stigmatise les collègues malades, est venue aggraver cette perte de salaire.

La CGT Educ’Action continue d’exiger une augmentation immédiate de l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale de 400 euros en rattrapage du pouvoir d’achat perdu. Elle revendique une classe/grade unique, avec avancement uniforme sans notion de mérite.

Concernant la CAPA de contestation des appréciations finales des rendez-vous de carrière, nous souhaiterions, tout d’abord, pouvoir connaitre les appréciations finales de tous les collègues. Nous aimerions également savoir si entre la formulation des recours et la tenue de la CAPA, des appréciations avaient été harmonisées comme cela se faisait pour les notes.

L’amertume des collègues a été perceptible au cours de la première année de mise en œuvre des rendez-vous de carrière. En effet, loin de répondre à leurs besoins, il s’est avéré être un exercice fastidieux et artificiel pour un résultat souvent éloigné de leurs attentes. Ainsi, les appréciations plus ou moins détaillés des IA IPR et des chefs d’établissements ne reflètent pas toujours les entretiens, la séance observée et la grille d’évaluation restent difficilement lisibles parfois même incohérentes. Pire, les collègues perçoivent ces appréciations finales comme une non-reconnaissance de leur investissement et de leur travail.

Dans ce contexte, le rôle de conseils des inspecteurs est réduit à néant, puisque leurs appréciations ne sont en aucun cas formatives et ne permettent pas à l’enseignant de progresser !

La fonction enseignante demande à être réellement considérée. Cette considération passe, entre autres, par une augmentation des grilles indiciaires. La CGT réclame une progression de la grille indiciaire, liant qualification et rémunération, partant de deux fois le SMIC et se terminant par le doublement du salaire de début de carrière.
Face à la situation d’urgence sociale actuelle nous prenons nos responsabilités. C’est aussi pour gagner une augmentation de nos salaires que la CGT, avec l’intersyndicale académique, appelle les collègues à se mettre en grève le 5 février prochain !