PPCR « Valeur professionnelle » et avancement : la CGT fait le point
Le 13 novembre la CGT a été reçu au rectorat. Des annonces dommageables sur l’encadrement de la classe exceptionnelle ont été faites : répartition inégalitaire, quotas injustes, discrimination femme-homme, la CGT fait le point.
Depuis 2017, les modalités d’évaluations des personnels titulaires de l’Education Nationale ont changé et ont laissé place au PPCR. Pour l’institution, celui a pour but « d’introduire une plus grande équité de traitement entre les enseignants et positionne le chef d’établissement comme co-évaluateur avec l’inspecteur ».
Dans les faits, de quoi s’agit-il ?
3 rendez-vous de carrière au 6e, 8e et 9e échelon. Celui-ci débouche sur une grille d’évaluation par compétences avec une partie remplie par l’inspectreur.rice, une par le chef d’établissement (pour le second degré) et une commune remplie conjointement par les 2 évaluateurs.trices (2nd degré)s’ensuit l’avis définitif de la DASEN (1er degré) ou du Recteur (2nd degré).
Et c’est là que le bas blesse… Beaucoup parmi les collègues pensent que cette évaluation sera objective et que la grille qui en découle rendra compte de leur compétence professionnelle. Or, il est important de savoir que le remplissage des items répond à des logiques comptables. En effet, seul un certain nombre de collègues peuvent se voir attribuer « Très satisfaisant » ou « Excellent » sur l’ensemble des collègues inspecté.e.s dans l’année. C’est-à-dire que même si votre pratique professionnelle est excellente, il se peut que votre évaluation finale n’indique que « très satisfaisant ». Et ce même si le PPCR précédent était évaluer par « Excellent ».
Cela entraîne nombre d’incompréhensions voire de sentiment d’injustice parmi les personnels, ce que la CGT Educ’93 dénonce.
Par ailleurs, depuis la loi de refondation de la fonction publique de 2019, les organisations syndicales n’ont plus de visibilité sur les avancements d’échelons rendant tout cela très opaque.
Si nous savions que seul un pourcentage restreint pouvait accéder à la classe exceptionnelle par année. Nous avons récemment appris que cet avancement de répondait pas seulement au PPCR et à l’ancienneté.
En effet, sur les 25% de personnels éligibles qui auront accès à la classe exceptionnelle, 50% le seront pour l’enseignement supérieur et 50% pour le 1er et 2nd degré.
Cette répartition très inégalitaire au regard du nombre d’enseignants du supérieur par rapport à celui de la formation initiale (1er et 2nd degré), l’est encore plus pour les collègues femmes, puisque de la répartition doit respecter 50% de femmes et 50% de femmes ! Dans un métier très majoritairement féminisée, c’est une reproduction des inégalités salariales qui est à l’œuvre !
Nous savons déjà que les femmes dans notre institution sont moins bien payées que les hommes dû au fait qu’elles prennent moins d’heures supplémentaires, au temps partiel et de tâches particulières donnant lieu à une rémunération supplémentaire/ Mais apprendre que leur avancement est compromis et que cela impactera leur pension de retraite est tout bonnement inacceptable !
Nous, CGT Educ’93, exigeons que soit revu ces critères qui nuisent à l’équité de traitement des agent.e.s de notre institution ! Nous exigeons la mise en place d’une classe unique de 18 échelons, seule mesure garantissant l’égalité réelle.
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