Communiqués 1er degré Collège Lycées généraux et technologiques Non-titulaires Personnels adminsitratifs Plan d’urgence Service santé-social : AS, infirmière Voie professionnelle

 Rentrée dans le 93 : quel bilan ?

 

Un an et demi après la lutte des personnels pour un plan d’urgence pour l’éducation en Seine-Saint-Denis, l’instabilité politique entretenue par le locataire de l’Elysée nous prive d’un-e interlocuteur/trice stable au niveau national. Du point de vue du pouvoir, c’est bien pratique pour esquiver les questions qui fâchent. De notre point de vue, c’est regrettable, et ce d’autant plus que notre importante mobilisation nous avait permis de forcer la porte du ministère. Si celle-ci est restée ouverte depuis, ça n’est pas pour nous permettre d’y exposer nos revendications, mais pour faciliter le passage de ministres toujours plus éphémères, et toujours plus furtifs.

En dépit de cette situation qui serait risible si elle n’avait pas de dramatiques conséquences sur le terrain, la CGT ne baisse pas les bras et dénonce, entre autres :

-Le non-renouvellement de 490 enseignants contractuels au niveau académique (malgré 400 ETP non-pourvus dans l’académie au 3 septembre,en grande partie dans le 93). La Direction académique a annoncé rappeler 190 d’entre eux/elles, ne réglant pas le problème, loin s’en faut. Parmi ces collègues, certain-es sont toujours sur le carreau.

-Les fermetures de classes dans le premier degré actées le 4 septembre (27 au total sur les 37 initialement envisagées par la direction académique).

 Le délabrement organisé du pôle médico-social : 60 postes d’infirmières non-pourvus en 2024 et 85 en 2025 ; 39 infirmières « redéployées » contre leur gré sur plusieurs établissements à la fois, dans une tentative catastrophique de cacher la misère, mais qui, en plus d’être notoirement inefficace pour le public, aboutira à une souffrance au travail accrue pour les personnels. Le manque dramatique d’assistantes sociales qui bride l’accès aux bourses de milliers de familles.

Cependant, la situation n’est pas désespérée. D’ailleurs, elle ne l’est jamais pour la CGT qui, quelles que soient les circonstances, reste combative et déterminée. La situation n’est pas désespérée car deux opportunités de reprendre son destin en main se présentent à notre camp social :
Tout d’abord, l’initiative du 10 septembre qui, on peut l’espérer, sera une expression d’ampleur de la colère populaire contre l’austérité et le moins-disant social.

Mais également, et peut-être plus encore, la grève générale interprofessionnelle du 18 septembre, à l’appel de l’ensemble des organisation syndicales, à laquelle chacune et chacun se doit de prendre part, afin de remettre la mairie au milieu du village, c’est à dire l’intérêt général au centre du débat public.