Documents CT sur les moyens 1er degré Instances : CTA, CTSD 93, CHSCT 93, CDEN 93 Non-titulaires

 Liminire CTSD 1er degré - 27/06/2019

 

Monsieur le directeur académique,

Mesdames et messieurs les membres du CTSD,

Grace à la mobilisation des enseignant·es contre le projet de loi sur « l’école de la confiance » le gouvernement a reculé sur différents points :
-  La création des EPSF
-  Le changement de statut des directeurs et des directrices
-  Les lois anti-sociales et discriminantes que sont la suppression des allocations
familiales en cas d’absence des élèves et l’interdiction d’accompagnement aux sorties scolaires des mères voilées.

Mais malgré ces victoires, la CGT Educ’Action demande toujours le retrait de cette loi car le texte final est trop peu éloigné du projet initial. La CGT Educ’Action considère que cette loi sur « l’école de la confiance » vise avant tout à amplifier et institutionnaliser le tri social des élèves, de l’école jusqu’à l’université. Cet ensemble de textes reste dangereux pour l’école, les élèves et les salarié·es. Nous persistons à dire qu’il a pour principal objet d’affirmer l’autorité du ministre sur les personnels en portant atteinte aux libertés pédagogiques. Ce projet est d’autant plus dangereux qu’il est complété par la loi de transformation de la fonction publique.

La CGT Educ’action dénonce :
-  les violences policières dont nous avons été témoins ces derniers temps.
-  les pressions hiérarchiques que subissent certain·es de nos collègues depuis le début de l’année notamment sur la question des évaluations et en cette fin d’année sur les choix pédagogiques de certaines équipes.

Dans le 1er degré, la mise en place des classes dédoublées, qui certes répondait à l’une de nos revendications, a effacé sans aucun bilan un dispositif apprécié des collègues, les PDMQDC, et ce, avec une annonce au mois de juin effective en septembre. Et en CTSD du mois de juin 2019, nous constatons encore une fois, le mépris de l’institution à notre égard en annonçant le dédoublement de certaines grandes sections dès la prochaine rentrée, sans concertation.

Nous déplorons le fait que chaque annonce du ministre ou du président augure des changements ou des mises en place hâtives, sans concertation, sans réflexion, avec des ajustements de bout de chandelles qui ne répondent qu’a des effets de communication, laissant les personnels se débrouiller avec des injonctions de réussite.

De plus, cette extension du dispositif se fait de nouveau sans aucun moyen supplémentaire en termes de postes ou en termes de locaux, mettant une nouvelle fois les collègues en difficulté en cette fin d’année très chargée.

En ce qui concerne les AESH, le gouvernement tente de nous faire croire que leur situation et celle des élèves en situation de handicap va s’améliorer avec la création des PIALS. Alors que ce dispositif ne sert qu’une gestion comptable qui vise à globaliser les effectifs d’élèves et de personnels. Il s’agit pour nous d’une inclusion au rabais qui ne règle en rien les conditions de travail des uns et des autres, bien au contraire. Le seul changement des personnels AESH sera le passage d’une précarité d’1 an contre une précarité de 3 ans.

Pour ces personnels, la CGT Educ’Action revendique :
-  La titularisation des personnels AESH.
-  Un contrat avec un volume d’heures comprenant les temps de concertations avec les enseignants, la participation aux conseils des pédagogiques.
-  Une formation sur le temps de travail
-  Une augmentation des salaires avec une revalorisation tous les 3 ans.

En ce qui concerne les enseignants non-titulaires du 1er degré, la CGT Educ’Action se félicite du respect des droits de ces salariés au même titre que ceux du 2nd degré. Cependant, nous restons attachés au statut de fonctionnaire. C’est la raison pour laquelle, la CGT Educ’Action continue de revendiquer la titularisation de ces personnels sans condition de concours ni de nationalité.

Nous vous remercions pour votre attention.

Liminaire CTSD 1er degré